Les six mois à venir sont une chance unique pour la Bulgarie.

Les six mois à venir sont une chance unique pour la Bulgarie

ECONOMIE - SEPTEMBRE 2009
 
« La confiance est quelque chose d’inestimable et toute la nation doit s’engager pour la sauvegarder », c’est ce qu’a dit le ministre bulgare du Développement régional et de l’Aménagement du territoire Rossen Plevnéliev, après son retour de Bruxelles à la fin de la semaine dernière. Au cours de la visite de la délégation gouvernementale bulgare dans la capitale européenne, le cabinet de Boiko Borissov a reçu de José Manuel Barosso - Président de la Commission européenne - un « crédit de confiance ». Le Président du Parlement Européen Jerzy Buzek a déclaré que la Bulgarie a fait preuve d’un changement positif dans la lutte contre la corruption, voilà pourquoi l’Europe doit l’aider à résoudre ses problèmes dans le domaine de l’énergie et le dégel des fonds européens. 
Bruxelles estime que la Bulgarie a donné un signe catégorique qu’elle veut changer. Pourtant, au cours des mois qui suivent, le pays sera observé de près. «Les six mois à venir sont notre grande possibilité de prouver, à travers des projets de qualité et des actions concrètes, que nous pouvons faire les choses aussi bien que nos partenaires européens», a dit le ministre Plévnéliev et a ajouté :
« La priorité principale du gouvernement et la raison principale de notre succès à Bruxelles, c’est la lutte contre les conflits d’intérêt et la corruption. L’écho des actions du gouvernement bulgare raisonne fortement à Bruxelles. Ces actions sont connues dans les moindres détails. On considère ce grand crédit de confiance comme un nouveau début pour la Bulgarie, comme la preuve que nous nous comportons comme des vrais européens et que nous partageons les valeurs de l’Europe. »
Au cours de la visite de la délégation bulgare à Bruxelles, des négociations ont été menées avec la Banque européenne d’investissement pour qu’elle accorde à la Bulgarie un milliard d’euros pour la réalisation de différents projets d’infrastructure. « Notre espoir principal ce sont les deux programmes – ISPA et PHARE, dit encore Rossen Plévnéliev. « Nous sommes allées avec des tâches et une stratégie concrètes, nous avons préparé des « plans d’action » pour tous les projets du programme ISPA et nous avons évalué chaque projet du programme PHARE. » Le résultat ne tarde pas et la Commission Européenne consentit à prolonger le délai du programme ISPA, qui expire l’année prochaine. On fera une analyse de tous les projets et lе délai nécessaire à l’assimilation de l’argent sera précisé. La Bulgarie pourrait perdre entre 500 et 700 millions d’euros dans le cadre de ce programme à cause de délais non respectés. Les prévisions ne sont pas aussi optimistes pour les subventions du programme PHARE. Pourquoi ? La réponse de la ministre Lilyana Pavlova :
« Le Ministère du Développement régional assume la gestion de 513 accords dans le cadre du programme PHARE, dont la valeur est de 133 millions d’euros. En fait, ce sont les accords qui étaient gelés. Les délais d’une grande partie des projets routiers sont expirés. Ce sont dix accords, dont les délais de 6 sont expirés et 4 sont problématiques. Nous n’allons pas recevoir le financement pour ces projets et nous allons certainement perdre 32 millions d’euros. »
La Bulgarie ressemble à l’Hongrie en 2002, lorsqu’elle avait les mêmes problèmes, commente le ministre Plévnéliev qui a précisé que nous devons puiser les solutions dans notre propre expérience et il ne faut pas comptes rus l’Europe pour nous donner des instructions.
 
Source : bnr.bg