Prévisions économiques pour 2010 .

Prévisions économiques pour 2010 

ECONOMIE - JANVIER 2010.
 
Un des objectifs stratégiques du gouvernement bulgare pour 2010 est l’implémentation du Mécanisme de taux de change européen II (MCE II), qui est considéré comme “l’antichambre” de la zone euro. Le premier ministre Boïko Borissov a annoncé que Sofia déposerait sa candidature d’ici la fin janvier. Borissov a cependant fait part de ses craintes liées à « la crise des déficits dans l’UE, qui pourrait nuire aux efforts d’adhésion de la Bulgarie. » L’entrée dans l’antichambre renforcera la confiance des investisseurs étrangers dans la stabilité de l’économie bulgare. Elle rendra également possible l’adoption de l’euro en 2013 au plus tard. Le gouvernement est sûr de soi en vue des bons résultats fiscaux obtenus à la fin 2009 ; le déficit budgétaire de la Bulgarie est en effet inférieur au seuil de 3% du PIB, fixé par les normes européennes. Cela laisse entendre que les finances de l’État pourraient être excédentaires en 2010, malgré la crise économique qui a atteint son paroxysme dans le pays. Selon le ministre des Finances Siméon Diankov, la Bulgarie devra faire face à des difficultés économiques pendant encore trois ou quatre mois.
« Notre plus grand espoir est de sortir de la crise au printemps », a-t-il affirmé. Les prévisions du gouvernement laissent cependant entendre que cela n’arrivera pas avant juin.
Les spécialistes de la Banque nationale, de même que leurs confrères de l’agence de notation Fitch, s’attendent pour leur part à une croissance du PIB de l’ordre de 0,5% en 20010.Le Centre de développement économique prévoit une faible croissance au deuxième semestre.
En ce qui concerne les investissements, l’optimisme se fait plus rare : en 2010, ils devraient être au plus bas, de l’ordre de 2,5 à3 milliards d’euros, selon le Centre de développement économique. Les projets en cours, financés par les investissements, seront menés à terme, mais de nouveaux projets font pour l’instant défaut. « La Bulgarie s’en tire le mieux, par rapport aux autres pays de la région », s’est félicité le ministre des Finances Siméon Diankov, en expliquant que la politique fiscale austère, menée en 2009 et 2010, permettra à la Bulgarie de devenir un centre d’investissements étrangers. Selon lui, les investisseurs seront davantage attirés par la Bulgarie grâce aux impôts peu élevés et à la stabilité économique. « La Bulgarie est plus petite, mais financièrement stable », souligne Diankov. La Grèce, la Turquie ou la Serbie souffrent de déficits de plus de 7% du PIB. Cela signifie qu’elles devront augmenter les impôts, ce qui repoussera les investisseurs. « La Bulgarie disposera des impôts les moins élevés au sein de l’UE jusqu’à la fin du mandat du gouvernement », avait expliqué Diankov. En ce moment, les projets les plus intéressants sont développés par des investisseurs chinois dans le secteur automobile, et dans les énergies renouvelables.
 
SOURCE : Radio BNR